Article extrait tiré du journal Shao Yang de Ma Fan

Soupe d'alguesLes toxines peuvent pénétrer dans le corps par deux voies : la pollution atmosphérique, et l’alimentation. Nous vous proposons quelques recettes pour éliminer les toxines du corps.

  • Soupe d’algues Les algues absorbent surtout la radioactivité, et permettent dêtre éliminées par les selles.
  • Soupe de soja vert : C’est un produit très connu en chine pour éliminer les toxines, et particulièrement celles accompagnées de chaleur.
  • Soupe de sang de porc : C’est un bon met pour éliminer les poussières et les métaux lourds en suspension dans l’air qui affectent le poumon.
  • Champignons noirs, et autres variétés de champignons, qui permettent de nettoyer le sang et détoxiquer
  • Les jus de fruits et de légumes frais nettoient le corps.

Article publié dans le magazine Santé intégrative n°31, janvier/février 2013

GrippeLa grippe selon la médecine occidentale est une maladie infectieuse d’origine virale qui peut se transformer en maladie bactérienne par la surinfection. Elle peut être grave chez les sujets âgés ou chez les patients fragilisés par une maladie chronique comme les broncho pneumopathies obstructives, les asthmatiques, les insuffisances cardiaques avec œdème du poumon, les malades cancéreux affaiblis par la chimiothérapie.

La médecine traditionnelle chinoise quant à elle, considère les agents infectieux comme des énergies pathogènes externes appelées les « Xie Qi » au même titre que les 6 énergies climatiques, saisonnières, «cosmiques » comme le vent, le froid, la chaleur, l’humidité, la sécheresse et la canicule. La grippe « Gan mao » signifie la blessure par le froid « Shang Han» ou « Shang Feng », la blessure par le Vent. Gan mao est l’expression du combat entre l’énergie perverse externe considérée comme l’agresseur et l’énergie droite, le Zheng Qi considérée comme le défenseur. Les correspondances avec la médecine occidentale sont évidentes : Les Xie Qi, les agresseurs peuvent être aussi bien des virus, des bactéries, des parasites, que la pollution atmosphérique ou les toxines environnementales. Le Zheng Qi est comparable au système de défense immunitaire de la médecine occidentale.

Article publié dans le magazine Santé intégrative n°28, juillet/août 2012

Douleur du dosLa douleur du dos est souvent une maladie liée au stress émotionnel, au surmenage, au manque d’exercice physique. Elle peut également être la conséquence d’un traumatisme sportif (chute, hernie discale, fracture de fatigue, entorse répétée) ou d’un métier difficile comme soulever des poids très lourds, rester en position assise prolongée. En pratique clinique, la douleur du dos la plus fréquente est la douleur lombaire, symptomatique d’un épuisement de l’énergie Reins. Les lombes sont considérées comme le « palace des Reins ». L’énergie des Reins gouverne un état d’esprit particulier, le « Zhi » qui est la volonté de vivre et la capacité réalisatrice. Ne dit-on-pas dans le langage populaire « en avoir plein le dos » quand on est fatigué, usé et découragé ? La colonne vertébrale, les vertèbres, les muscles para vertébraux sont le support et la stabilité de la position érigée caractéristique de l’Homme. Selon la médecine occidentale, le diagnostic des douleurs du dos passe par la localisation d’une lésion anatomique comme l’arthrose, la hernie discale, le tassement vertébral, l’ostéoporose voire les métastases vertébrales d’un cancer.

Récit écrit au retour de ma mission humanitaire le 11 septembre 1989.

LaosAprès quinze ans d’exil en France, ce fut une intense émotion pour moi que de retrouver ma patrie, le Laos ou le Royaume du Million d’Eléphants et du Parasol Blanc. Le Laos, mon pays de paix et de tolérance a brutalement resurgi à ma mémoire après tant d’année de silence, de souffrances ignorées, victime de cette guerre oubliée qui n’était jamais la sienne, à l’image de l’Indochine déchirée par les luttes d’influence des super puissances.

A la mémoire de ma Mère et dans le souvenir de ce que fut sa vie, la mienne sera également une mission. Dans l’avion qui m’emmenait de Paris à Bangkok, j’eus le sentiment soudain de participer entièrement au destin de mon pays : « Manola, Princesse de légende et Femme Oiseau à l’origine de mon prénom, venait de mettre ses ailes pour s’envoler vers la Terre de ses Ancêtres ».

Je quittais le cœur pincé, mes petits jumeaux de cinq ans, ces petits yeux en amande, nostalgiques de voir partir leur Maman si loin pour la première fois. Je laissais derrière moi tous les soucis de la gestion d’un cabinet médical pour vivre la plus extraordinaire aventure humaine de mon existence.

Article publié dans le journal de l’association Soutien aux réfugiés laotiens en décembre 1993.

OffrandesInexorablement, 18 années d’exil ont fini par creuser une génération d’écart entre la nostalgie du Laos d’hier et les réalités du Laos d’aujourd’hui, telles les vagues de la mer repoussant l’embarcation loin du port d’attache. Mais inlassablement, resurgit du fond de ma nostalgie cette recherche éperdue de mes racines. Au fond de moi même, brûle encore cette petite flamme qui s’appelle conscience.

Conscience et prise de conscience d’appartenir à une tradition, de partager une culture, de transmettre un héritage, trois symboles de valeurs morales et spirituelles sauvegardant l’âme d’un peuple.

Enclave dans la péninsule Indochinoise : le Laos vit dans sa destinée d'Etat tampon

Le plus petit Etat de l’Asie du Sud Est par sa population (4,2 millions d’habitants), et par sa superficie (236 800 km2), le Royaume du Million d’Eléphants et du Parasol Blanc est une terre de communication entre deux mondes. Au Nord et à l’Est du Mékong, deux pays de culture chinoise : la Chine et le Vietnam. A l’Ouest le Laos a subit comme la Birmanie, la Thaïlande et le Cambodge, l’empreinte de la culture indienne grâce au Bouddhisme. Terre de convergence de deux cultures qui s’interpénètrent harmonieusement pour créer l’identité de la Nation lao, une mosaïque d’ethnies, de dialectes, qui ont fait la richesse du pays malgré sa diversité.

Enfant du LaosMon Père m'a fait découvrir et transmis la passion pour ces iles dispersées à travers la province de Sithandone comme un collier de perles fines. SITHANDONE signifie la province des Quatre Mille Iles. Nous les visitions en canöe à moteur, une par une sans exception. Ces iles s'appellent Done Say, Done Sanh, Done Deth, Done Deng, Done Hi, Done Phimane et bien d'autres encore comme Done Sang Phai, Done Khamao, Done Somphou, Done Long, Done Lopadi. La musique de leurs noms si poétiques berce encore mon cœur d'enfant d'une mélodie nostalgique que chantent si bien les " Mô Lam de Sithandone".

Done Khong en particulier est douée d'un mystère envoûtant qui lui donne des vibrations magiques. Ma mémoire d'enfant s'est imprégnée du parfum du riz fraichement récolté et des fleurs de gardénias que les femmes offrent au Bouddha les jours saints de pleine lune. Réveillée par le chant lointain du coq ou le cri lugubre du corbeau, je méditais chaque matin sur la véranda de mon grand-père tournée vers le Mékong.

Enveloppée par le silence de l'aube, je me sentais proche de la sérénité divine, celle qui vous montre la vérité du cœur. Mes yeux sont encore remplis de la vision nostalgique du crépuscule chatoyant sur les flots tumultueux du Mékong. Les plongeons dans les eaux limoneuses du fleuve en crue au mois d'août sont mes souvenirs de vacances les plus croustillants. Les enfants parcourent l'ile en vélo, à la découverte de grottes cachées ou à la recherche du murmure cristallin des ruisseaux descendant des montagnes.